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Perspective

Design, vintage, déco, indus : comment s’y retrouver ?

À chaque saison de brocantes et de marchés, les mêmes mots reviennent : design, vintage, déco, indus...

Mais derrière ces étiquettes souvent confondues se cachent des réalités bien différentes. 

Chez Undesignable, nous croyons qu’utiliser le mot juste, c’est rendre justice à l’objet lui-même. Le vocabulaire compte.

Chiner : le plaisir d’acheter vintage

Chiner, c’est bien plus qu’acheter un meuble ancien : c’est explorer, se laisser surprendre et donner une seconde vie aux objets. Entre aventure personnelle, économies intelligentes, démarche écologique et goût de la qualité, la chine est devenue une véritable culture du design.

Cinq bonnes raisons de s’y mettre (et d’y revenir) !

Pourquoi acheter vintage ?

Acheter vintage, c’est bien plus qu’une tendance décorative : c’est choisir un intérieur unique, responsable et durable. 

Entre singularité du style, économie, démarche écologique et qualité éprouvée, les meubles du XXe siècle offrent cinq bonnes raisons de s’inviter dans nos vies contemporaines.

Copies : trop belles pour toi !

Le Corbusier, Eames, Jacobsen, Knoll, Bertoïa, Saarinen, Sarfatti… Bien qu’interdites à l’exposition-vente, les copies fleurissent.

« Celles des modèles iconiques sont souvent de qualité », précise Yannick Del Papa, spécialisé dans le mobilier de 1945 à 1980. Ces fabrications actuelles à l’apparence trompeuse se propagent notamment via des sites de commerce en ligne qui n’hésitent pas à mettre en avant la biographie du designer, l’histoire de la pièce !

« Lors d’un salon à Bruxelles, j’ai vendu des créations de Willy Van Der Meeren, un créateur belge connu pour ses réalisations fonctionnelles et accessibles à tous », explique Patrick de Gotta Design. « J’ai appris qu’elles partaient en Chine… pour servir de modèle pour des copies ! »
 

Le rôle clé de l’éditeur !

À l’exception des prototypes et de quelques pièces réalisées pour une destination bien spécifique, les objets et meubles de designers sont conçus pour être ensuite produits en série, plus ou moins importante.

Une fois la pièce mise au point, un éditeur se charge de financer la production. Tout le monde connaît le nom des grandes maisons internationales comme Ligne Roset, Cinna, Vitra, Kartell ou Alessi… Il peut aussi s’agir de spécialistes d’une matière, d’acteurs plus généralistes, à l’instar des magasins Prisunic dans les années 1970. Enfin des petites structures éditent des séries plus confidentielles. Parmi elles, certaines galeries (En Attendant les Barbares est par exemple le premier éditeur des créations à quatre mains de Garouste et Bonetti dans les années 1980) voire les créateurs eux-mêmes. On parle alors d’autoédition.

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