Richard Schultz : Le design s’extériorise

Vacation en vue : archives de R. Schultz.

La dispersion des archives de Richard Schultz, par Wright Auction House Chicago, illustre l’extraordinaire pluralité du travail de ce designer, sculpteur et plasticien, qui s’étend sur plus de cinq décennies. Une belle occasion de revenir sur un designer surtout connu, en France, pour son mobilier d’extérieur.

Une nécessite intérieure

“J’ai commencé par étudier l’architecture, la photographie, la conception de produits et la conception graphique… Je me suis senti renaitre. J’y ai été totalement impliqué dès le début” dit-il.

Avant de rejoindre Knoll en 1951, Richard Schultz a étudié le génie mécanique et le design à l’Institute of Design de Chicago. Il collaborera avec Knoll jusqu’en 1972. Sa première mission pour Knoll sera d’aider et d’assister Harry Bertoia sur le développement de la “Wire Collection”. Harry Bertoia avait un petit espace dans un coin de l’usine et l’entreprise lui avait laissé « carte blanche » pour ses projets. Schultz apprendra les techniques de travail du métal avec Bertoia.

Du mobilier d’extérieur d’avant-garde

Avec la démocratisation du temps libre et des résidences secondaires, les clients recherchaient des pièces de mobilier afin d’aménager des salons en plein air. Florence Knoll, qui avait déménagé en bord de mer en Floride, demanda aux équipes de conception de developper “quelque chose” qui pourait rester en extérieur et restisterait à un climat salé.

Richard Schultz proposera une ligne de mobilier en aluminium, généreusement proportionnée, exceptionnellement confortable et qui ne nécessite aucun coussins, la collection 1966 ou Swell est née.

La table pétale

“Mon idée, pour le plateau, était de pouvoir regarder à travers les pétales sans que le regard soit géné par la structure de soutien, un peu comme si elles flottaient” dit-il. La table pétale, conçue en 1960, est un exemplaire d’une rare poésie.

Légère à l’oeil, réalisée dans des matériaux nobles, elle est parfaitement adaptée pour une utilisation en l’extérieur. Chaque pétale étant indépendant, ils peuvent être remplacé facilement au grès des altercations du temps.

Richard Schultz Design est incorporé à Knoll en 2012

Après avoir quitté Knoll en 1972, Schultz a continué sa carrière pour son propre studio Richard Schultz Design.
Le studio sera racheté par Knoll, en 2012, ce qui permettra à la marque de relancer de nombreux modèles.

Vente aux enchères — 16 février 2017 — Richard Wright, Chicago. USA.

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Wright Auction House
1440 W Hubbard St,
IL 60642 Chicago

Modest Furnitures : Le duo spécialisé dans le scandinave

Vincent Lemson et Arne Jennard, un duo de marchands passionnés, ont posé leurs valises ainsi que leur collection de pièces de design suédois et scandinave des années 50, 60 et 70 à Antwerp, en Belgique. Retour sur leur galerie qui mêle habilement rééditions et pièces d’époque.

Une ligne : Un design positif de qualité

Les deux fondateurs de la galerie prônent un design positif, à la fois modeste et qualitatif. Installée dans un immeuble de 1956 réalisé par Léon Steynen, architecte fonctionnaliste également directeur de l’école d’architecture de la ville, la galerie aime à composer entre œuvres signées des plus grands comme Hans J. Wegner, Arne Jacobsen ou Verner Panton et pièces anonymes aux lignes travaillées.

Des antiquaires inspirés et éclectiques

Loin de se contenter d’acheter puis de revendre, les deux hommes s’affairent à proposer du design de haute qualité, en restaurant les pièces originales, en intéressant l’œil de leurs clients avec des noms moins connus et en proposant des pièces neuves rééditées. On trouvera ainsi une version neuve du Relaxer de Panton, au tissu gris clair, qui s’affichera aux côtés d’un authentique canapé GE-233 du début des années 1950 et d’un étonnant lampadaire en métal à abat-jour suspendu datant de la même époque. Une galerie qui ne manque pas d’audace !

Modest furniture
Mechelsesteenweg 255
2018 Antverpen

Bowie : Dispersion en vue !

Quelques mois après le départ pour d’autres lieux du célèbre chanteur, compositeur, acteur, producteur mais aussi collectionneur, David Bowie, une partie de ses effets personnels est vendue par Sotheby’s Londres.

David Bowie, qui avait étudié l’art et le design avant de commencer une carrière dans la musique, a toujours manifesté un grand intérêt pour les arts. Il avait rencontré Andy Warhol à la Factory à New York en 1971, et c’est naturellement qu’il a été attiré par les grands noms qui ont marqué son époque.

Collectionneur d’art et de design

Ainsi, on trouve dans sa collection on retrouve donc des œuvres d’artistes qui, comme lui, ont laissé une empreinte sur les générations futures. Ce sont celles d’Henry Moore, de Graham Sutherland, de Frank Auerbach, de Basquiat, Navarra, ou de Damien Hirst que les collectionneurs d’art viendront s’arracher.
Loin de se limiter à l’Art Britannique, qui constitue le cœur de sa passion, la curiosité de Bowie l’amène à l’art brut, au surréalisme et au design. Sur les 400 lots, on ne trouve pas moins de 100 pièces de design, ce qui en dit long sur sa passion et ses goûts de collectionneur. « L’art est la seule chose que j’ai toujours voulu posséder. Il a toujours constitué, pour moi, une source d’inspiration inépuisable. Je m’en sers. Il peut changer mon état d’esprit quand je me lève le matin. La même œuvre peut m’influencer de différentes manières, selon la situation dans laquelle je me trouve », avait confié David Bowie au New York Times en 1998.

Le Memphis Group représenté en nombre

Le travail de l’excentrique designer Italien Ettore Sottsass s’immisce dans sa collection avec l’étagère « Casablanca » (première collection de 1981) considérée comme une œuvre fondatrice du design post-mod (4 500 à 6 500 euros).
Une nombre important de luminaires du même designer sera proposé à la vente, comme la lampe « Don » (300-500 euros), « Valigia » (300-400 euros), « Pausania », « Ashoka » et deux exemplaires du lampadaire « Treetops », et bien d’autres…

Au coté d’œuvre(s) d’Ettore Sottsass, on trouvera des productions de Michele de Lucchi (les chaises « Riviera », la table « Burgundy » et une paire de chaise « First »), le cabinet « Antibes » de George J. Sowden, le fauteuil « bel air » et le sofa « Big » de Peter Shire, des oeuvres de Marco Zanini, Marco Zanuso, Matteo Thun et j’en oublie… Au total, ce sont d’importantes pièces du Memphis Group qui seront proposées au plus offrant.

Un radiofonografo des Frères Castiglioni !

Il est surprenant de découvrir que le musicien le plus innovant et audacieux de sa génération écoutait de la musique sur un appareil atypique : le Radiofonografo no. RR 126 . Il s’agit d’un tourne-disque tout-en-un avec amplificateur et haut-parleurs intégrés, commercialisé en 1965 et conçu par les frères Pier Giacomo et Achille Castiglioni pour la marque italienne Brionvega. (900 à 1 300 euros).

Tristesse pour les Fans

La communauté des fans de Bowie est particulièrement touchée par cette vente prématurée à seulement quelques mois de son décès. « Je suis un peu déçu par cette si rapide dispersion… ils disent avoir gardés les pièces auxquelles il tenait le plus », nous confie Christophe, administrateur du site Biographie.David.Bowie, « Ce qui est connu, c’est qu’il lui arrivait de trouver l’inspiration à travers ces œuvres… elles avaient donc une très grande importance à ces yeux ».

« Eclectique, improvisée, sous-estimée : la collection de David Bowie offre un aperçu unique dans le monde personnel de l’un des plus grands esprits créatifs du 20e siècle » , a déclaré Oliver Barker, responsable de Sotheby’s pour l’Europe. Sa famille a indiqué vendre ces oeuvres par manque d’espace. « Il est temps de donner aux autres l’opportunité d’apprécier – et d’acquérir – l’art et les objets qu’il admirait tant », a-t-elle expliqué, confiant aussi avoir gardé plusieurs pièces pour des raisons sentimentales.

David Bowie aimait tout ce qui était Pop. Ce sont les œuvres fortes symbolisant cette époque que les amateurs viendront chercher en priorité en novembre à Londres.

Tournée mondiale en avant-première :
– Londres: 20 juillet – 9 août;
– Los Angeles: 20 – 21 septembre;
– New York: 26 – 29 septembre;
– Hong Kong: 12 – 15 octobre.

Exposition :
– Bowie/Collector, 1er – 10 novembre,
Sotheby’s New Bond Street, Londres;
Ventes – Sotheby’s London
Partie I: Art moderne et contemporain,
vente du soir, 10 novembre 2016,
Partie II: Art moderne et contemporain,
vente du jour, 11 novembre 2016 ;
Partie III: Design post-moderne:
Ettore Sottsass et le groupe de Memphis, 11 novembre 2016

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Sotheby’s London
34-35 New Bond Street
W1A 2AA London

Isabelle Keit, Une passionnée cachée derrière Art Élysées – Art & Design

En octobre, la foire d’art moderne, contemporain et de design, Art Élysées – Art & Design, fêtera ses dix ans. L’occasion de revenir sur l’histoire de sa création et de comprendre le succès de ce salon, qui se déroule pourtant au même moment que la FIAC (et à deux pas de celle-ci!).

Undesignable a rencontré Isabelle Keit-Parinaud, à la tête d’Orexpo, qui organise chaque année la foire d’art et de mobilier design Art Élysées – Art & Design.  En octobre, la foire fêtera ses dix ans, l’occasion de revenir sur un parcours atypique et de comprendre le succès de ce salon qui se déroule au même moment et à deux du Grand Palais. Achille a rencontré en exclusivité Isabelle Keit-Parinaud, à la tête d’Orexpo, qui organise l’événement.  Elle nous reçoit chez elle, dans un appartement haussmannien où art et design habitent véritablement l’espace. Pour elle, fille d’artiste-peintre et épouse de Blaise Parinaud, galeriste, l’art fait partie intégrante de sa vie. Elle revient pour nous sur l’histoire Art Élysées – Art & Design, cette foire de 6000 m² qui a lieu chaque année sur la plus belle avenue du monde.

Art Élysées–Art & Design : Un succès constant

La première édition d’Art Élysées – Art & Design, baptisée au départ « Les Élysées de l’Art » a eu lieu en 2007. Le pari n’était pas gagné d’avance : réunir des galeries d’art moderne et contemporain en même temps que la FIAC. Isabelle Keit-Parinaud, directrice d’Orexpo, qui organise chaque année la foire Art Élysées – Art & Design, explique que tout a commencé par l’initiative du fondateur et organisateur de salons, Joel Garcia, de Jean-Marc de Chauvigny, ancien directeur de la Fiac et du galeriste, Baudoin Lebon, ancien exposant puis compté parmi les refusés de la FIAC.

L’idée s’est alors naturellement mise en place : pourquoi ne pas proposer une foire complémentaire à la FIAC, et “non pas une alternative”, qui permette de faire la promotion de galeries principalement françaises. Pari tenu puisque depuis, Art Élysées – Art & Design s’est construit une réputation, passant peu à peu des « exclus de la FIAC » à une foire « garantissant des valeurs sûres et historiques », d’abord en art moderne et contemporain classique puis, depuis l’an dernier grâce au salon 8e Avenue, dans le domaine de la jeune scène d’art contemporain et urbain.

Une vision de l’art : Ne pas être à la Mode pour viser juste

Peut-être que le succès, constant et régulier, de cette foire tient en une phrase: « On ne veut surtout pas être à la mode car nous trouvons que c’est ce qu’il y a de plus dangereux ». Avec son positionnement centré sur l’art moderne et contemporain classique, la presse a eu tendance à qualifier ce salon de « sage ». Isabelle Keit-Parinaud nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas d’être sage, au contraire, mais « de ne pas tomber dans le sensationnel ». Ce qu’il l’intéresse, c’est « de proposer un parcours clair présentant des valeurs sûres pour tous les collectionneurs ». Bien évidemment, ce n’est pas incompatible avec le fait d’être novateurs. Comme le rappelle sa directrice générale, Art Élysées – Art & Design ont été les premiers à revaloriser l’abstraction géométrique, dont elle est personnellement grande amatrice, en présentant notamment la cabine de chromo-saturation de Carlos Cruz-Diez.

8e avenue: Un pari sur le contemporain et l’art Urbain

L’arrivée du salon de 8e Avenue l’an dernier a suscité un véritable engouement du public de collectionneurs et amateurs. Les organisateurs d’Art Élysées – Art & Design proposent à travers 8e Avenue une nouvelle section plus ouverte à l’art contemporain actuel, dont l’art Urbain.

Pour cette seconde édition, 8e Avenue constitue un quatrième pavillon et crée une forte synergie proposant aux visiteurs des deux événements un large panorama de l’art du XXème et du XXIème.

Art Élysées – Art & Design, la section Design en 2016 s’ouvre au contemporain

Si Isabelle Keit réserve beaucoup de surprises pour l’édition 2016, nous pouvons déjà dire qu’un virage vers le design contemporain voit le jour alors que depuis sa création en 2009, la section Design d’Art Élysées est reconnue pour ses propositions tournées vers le design du XXème. « Nous nous sommes rendu compte qu’il serait intéressant d’ouvrir la section design au contemporain afin de créer une passerelle avec l’art contemporain ». Et si l’an passé, seul l’artiste Yves de la Tour d’Auvergne était présenté avec ses créations du XXIème, la majorité des stands sera cette année constituée de galeries et de maisons d’éditions qui défendront de jeunes designers de la nouvelle scène.

Un projet encore tenu secret prévoit une mise en scène innovante, avec pour objectif de montrer que, peu importe l’époque, « le beau se mélange ».  Enfin, de belles collaborations se préparent pour une édition d’Art Élysées – Art & Design 2016 qui promet encore une fois un grand succès.

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Art Élysées – Art & Design
Pavillons, avenue des Champs-Élysées
75008 Paris

Savoir chiner les objets du XXe siècle

Le guide qui dépoussière la Brocante. Plus de 50 trucs et astuces d’Emmanuel Layan pour chiner les objets du XXe siècle !

Dédicace : Dimanche 23 avril 2016 de 13h30 à 15h30.

Emmanuel Layan, le commissaire-priseur fondateur du site internet toutestimer.com revient pour une dédicace de son désormais célèbre Guide du chineur.

Après le succès du premier volume, découvrez dans ce nouvel opus les thèmes phares du XXe siècle : céramique et mobilier contemporains, hi-fi d’antan, nouvelles matières ou encore luminaires, l’auteur livre ici tous ses secrets aux amateurs de design et de vintage. Emmanuel Layan sera présent sur la Brocante Design pour une dédicace organisée avec Achille.Paris. Un rendez vous à ne pas manquer !

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Edition du Chêne

Pierre Paulin : Trois Expositions pour plonger dans les origines de son Œuvre

Pierre Paulin (1927-2009), designer français rationaliste et visionnaire, est triplement mis à l’honneur cette année avec une exposition ciblant la période 1952-1959 à la galerie Pascal Cuisinier, une grande rétrospective très attendue au Centre Pompidou et un focus sur les pièces conçues pour des Salons de l’Élysée à la Galerie Jousse Entreprise.

Celui qui fût le stagiaire de Marcel Gascoin, aux côtés de ses camarades Guariche et Mortier, débute sa carrière en 1953, lorsque Thonet repère son travail au salon des arts ménagers. Il créera ainsi des pièces comme le bureau CM141, au plateau fait de stratifié, « un matériau absolument avant-gardiste à cette époque » et disposant d’une structure en « fer plein, qui apporte une belle qualité, très lourde avec un côté cossu, typique de Thonet » nous explique Pascal Cuisinier.

Mais Paulin, c’est aussi l’utilisation du tissu élastique, comme le jersey, pour recouvrir son mobilier : une technique empreinte de modernité qui fera le succès de ses créations pour Artifort, éditeur avec lequel le designer dira d’ailleurs n’avoir « jamais parlé d’esthétique, qui n’est qu’une conséquence de la prise en charge technique », comme le rapporte Patrick Favardin*.

De cette technique naîtront donc le fauteuil Mushroom, la chauffeuse Tongue ou bien encore l’iconique Ribbon Chair. Des pièces emblématiques, largement connues du grand public, que la grande rétrospective de cette année présentera aux côtés d’objets beaucoup plus rares.

On pourra notamment admirer la « Coupe aux nénuphars » (1955), dont seuls deux ou trois exemplaires sont connus à ce jour, et des projets inédits comme le Tapis-Siège (1980) ou le siège Déclive (1968), tous deux auto-édités.

Rue de Seine, on découvre un des premiers meubles de Paulin : le Vaisselier Bar VB1, en chêne et linoléum, des Éditions Ets Quin, qui date de 1952. On y trouve également la rare et sublime banquette 119 (1954) avec pieds métalliques, aux côtés d’un étonnant chandelier 129, édité par Disderot en 1959.

L’exposition à la Galerie Jousse Entreprise montrera le mobilier imaginé par Pierre Paulin pour l’Élysée à partir de 1969. Des appliques et lampadaires grand modèle édités par Verre et Lumière, ou encore un canapé « Coussins » de manufacture Mangau – Alpha International (Mobilier National).

Enfin, une reconstitution inédite du salon de Pierre Paulin dans sa villa des Cévennes, La Calmette, accueillera les visiteurs au centre Pompidou.

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Pierre Paulin (1952 – 1959) à la Galerie Pascal Cuisinier :
du 15 avril au 28 mai 2016
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Pierre Paulin au Centre Pompidou :
du 11 mai au 22 août 2016
+ d’infos

« Pierre Paulin, Elysée Palace » à la Galerie Jousse Entreprise :
du 13 mai au Samedi 11 juin 2016
+ d’infos

Notes
* Patrick Favardin, les décorateurs des années 50, éditions Norma.

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Centre Pompidou
Place Georges Pompidou
75004 Paris

Terje Ekstrøm, Une Identité Atypique

Le Musée des Arts décoratifs d’Oslo consacre, jusqu’au 15 mai 2016, une rétrospective au designer norvégien Terje Ekstrøm. Cette exposition raconte pour la première fois l’histoire de la pratique du design d’Ekstrøm, caractérisée par l’enthousiasme créatif et la quête d’originalité. Avec Svein Asbjørnsen, Svein Gusrud, Terje Meyer et Peter Opsvik, ils ont participé à redéfinir les caractéristiques du design norvégien.

Un parcours atypique et une pop culture

Obtenir un diplôme supérieur était quelque chose d’inhabituel dans la famille de Ekstrøm. Avant d’entrer à l’Ecole Nationale d’Art et de Design d’Oslo (SHKS), il a suivi un apprentissage de menuisier-charpentier puis de tapissier. Ce double parcours lui permit de naviguer aussi bien dans un contexte artisanal que dans des concepts de développements industriels. Ekstrøm fut un étudiant très sérieux quoique peu intéressé par la théorie. Deux éléments apparaissent avoir influencé son travail. L’enseignement de l’analyse de la valeur et le discours du designer et activiste Victor Papanek en 1968, lors de la célébration des 150 ans de l’Ecole de Design (SHKS). La méthode de l’Analyse de la valeur permet d’éliminer les composants inutiles d’un processus de production et de centrer l’approche sur la fonction. Elle fut intégrée dans le parcours de designer à la fin des années 60. Le message de Papanek demandait aux designers d’arrêter de dessiner des objets industriels et de consacrer leur créativité à résoudre les problèmes que l’on nommerait aujourd’hui des problèmes de développement durable. Perdu comme des exemples par de nombreux designers, les projets d’étudiant ont cette année la, été fortement marqué par cette vision.

1964-1968, une période pivot

La période1964-68, pendant laquelle Ekstrøm étudiait à Oslo, est représentative de changements dans l’histoire du design norvégien. D’abord, le statut de designer, entre 1960 et 1970, accède à une certaine forme de reconnaissance. C’est aussi le temps de la célébration des produits issus de l’industrie avec la création de prix, de concours et autres reconnaissances annuelles. Les exportations de produits manufacturés sont en augmentation et l’industrie marche bien. Les fabricants accordent plus d’importance à la « recherche et développement » et les procédés de traitement du laminé s’améliorent. Ingmar Relling mettra au point le célèbre fauteuil « Siesta », lancé en 1965, puis Elsa et Nordahl Solheim sortiront le fauteuil « Kengu » l’année suivante.

La culture alternative est omniprésente dans ses projets d’étudiant

La « Maison Hexagonale », un travail d’étudiant réalisé pour les 150 ans de l’école, montre une approche forte pour la recherche d’idées alternatives et la pop culture. Il développera l’idée d’une maison qui s’adapte dans le temps, qui évolue en fonction des besoins. On commence avec un simple module hexagonal de 15m2, puis on ajoute, en fonction des besoins, des modules supplémentaires. La maison hexagonale devait être facile à monter, peu cher, flexible et mobile facilement.

Designer industriel à Sandberg Radiofabrikk

Après son diplôme en 1968, il travaille comme designer Industriel pour Tandberg Radiofabrikk. Il y dessinera une grande variété de système audio jusqu’en 1977. Tandberg Radiofabrikk comptait déjà Peter Opsvik et Inger Johanne Fosheim, deux autres figures du design norvégien, dans leurs équipes. Ensemble, ils ont contribué à transformer cette usine pour en faire une entreprise « cool » de bonne réputation technique et de qualité à des prix raisonnables. Tandberg magnétophones a dominé le marché norvégien. Pendant cette période, la masse salariale est passée de 1000 à 3500 employés.

On raconte que c’est sur des magnétophones à bobines Tandberg que le président John F. Kennedy a enregistré de nombreuses réunions dans la salle du Cabinet de la Maison-Blanche, y compris ceux liés à la crise des missiles de Cuba.

Une recherche d’originalité et d’indépendance

Entre 1970 et 1980, au travers de ses propositions, il représente une figure de la nouvelle génération de designers qui contribuent à repousser les codes et les idées de l’âge d’or du design Scandinave. L’époque est caractérisée par des changements socio-culturels importants. Une forme de rébellion et de protestation contre la production de bois sombres représentée par le « design Scandinave » s’installe. Les recherches de Terje Ekstrøm contribuent a insuffler une nouvelle vitalité sur la scène du design norvégien. En effet, depuis le milieu des années 60, les designers norvégiens étaient allés chercher des sources d’inspiration au Danemark ou en Suède, alors que Terje Ekstrøm avait développé un langage unique et montré une sensibilité propre. En 1980, un groupe de designers norvégiens avait célébré le changement dans une mise en scène funéraire en noyant une représentation du « design Scandinave », vu comme une philosophie anachronisme, dans le fjord d’Oslo.

Les années 80 et le Groupe Memphis

Au début des années 1980, Terje Ekstrøm est invité par le ministre de la culture pour une émission télévisée « på plakaten » en compagnie de Annifrid Lyngstad du groupe ABBA et de Peter Opsvik (designer). Son fauteuil « ekstrem » est devenu un succès international et représente une modernité futuriste. Pendant l’été 84, la galerie F15, près de Moss, inaugure l’exposition du Groupe Memphis. Le mouvement postmoderniste international apportait une vision et des idées, dans la notion de fonction, qui ont été autant de stimuli culturelle et de forts débats. La même année, le fabricant Hjellegjerde Mobelfabrikk lance la production en série du fauteuil « Ekstrem » dessiné en 1972. Aujourd’hui, ce fauteuil est perçu comme le première fauteuil figurant la postmodernité norvégienne. Quoi qu’il en soit, son design invite a de multiple interprétation. Elle a été choisie pour figurer dans la série TV « Star Trek Voyager » dans les années 90, soit plus de 20 ans après son design.

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KunstindustriMuseet
St. Olavs gate 1
0130 Oslo

Ionna Vautrin : Rencontre du Design et de la générosité

C’est dans l’atelier Ionna Vautrin dans le 10ème arrondissement, niché au fond d’une cour et baigné de lumière, que nous rencontrons la designer pour une entrevue privilégiée. L’endroit est à son image : chaleureux, poétique et sans prétention.

Elle y travaille seule (mais n’exclut pas l’idée de prendre un chat), loin du monde du « design qui veut tout intellectualiser » . On s’installe sur la grande table, autour d’un café.

S’enrichir d’expériences pour voler de ses propres ailes

Très vite, une évidence s’impose : Ionna Vautrin aime créer dans la simplicité, parfois dans l’humour car «cela touche plus les gens qu’on leur propose des objets porteurs d’histoires et de légèreté», mais toujours avec une grande exigence. «Il faut imaginer des objets qui nous accompagnent tout au long de notre vie et dont on ne se lasse pas avec le temps».

Et si la lampe Binic, éditée chez Foscarini en 2010, apparaît comme le très sérieux tournant clé de sa carrière, la jeune femme avait su se forger une belle expérience avant cela. Comme elle le dit elle-même, «j’ai préparé le terrain un peu en amont, pendant dix ans».

Tout d’abord, à peine diplômée, chez Camper à Majorque où elle découvre un univers «au croisé de la mode et du design», puis chez Georges Sowden à Milan, où elle travaille sur «des gammes d’électroménager, soit des projets plus industriels», ce pour quoi elle était formée. «On travaillait avec une entreprise de prototypage qui venait d’acquérir une machine de frittage de poudre. A l’époque [en 2004], c’était une technologie nouvelle ouvrant la porte à un champ d’exploration formel extraordinaire» nous raconte Ionna. «Nous avons alors organisé l’exposition In dust we trust autour du frittage de poudre. Nous y avons convié une belle équipe de jeunes designers, assistants de grands studios milanais comme Ettore Sottsass, Patricia Urquiola ou James Irvine. L’exposition est ensuite devenue un éditeur, Industreal. C’est à partir de là que j’ai dessiné mes premiers objets». Jeannette et Jacquette (2004), Boîte tamisée (2006), Donges (2008) ou encore Fabbrica del vapore (2008) naîtront de cette collaboration.

En 2005, alors à Paris, elle quitte son poste chez Centdegrés et envoie son portfolio aux frères Bouroullec : « j’ai eu de la chance car ils cherchaient un assistant au même moment », nous dit-elle modestement. Elle y restera cinq ans. Cinq ans durant lesquels elle a assisté les frères dans leurs projets, notamment avec les éditeurs italiens, et appris de leur talent.

Bien que très occupée par ces riches expériences, elle n’a pour autant pas cessé de «travailler ses projets personnels, le soir et le week-end» parce qu’elle n’a «jamais perdu de vue l’idée de faire [sa] propre route»

Ionna Vautrin l’indépendante

Ce sont sûrement cette détermination et cette patience qui lui ont permis d’accéder à son indépendance après quelques années seulement. La designer nous parle quant à elle «d’un timing parfait». Car quand Foscarini lance la Binic en 2010, elle reçoit la même année le grand prix de la création de Paris. C’est aussi le moment pour la jeune femme de quitter les Bouroullec pour voler de ses propres ailes en créant son studio, en janvier 2011.

Tout s’enchaîne alors et les éditeurs comme Lexon, Moustache ou bien encore Sancal la contactent. Puis viennent Bosa et Serralunga. Et cela n’a pas cessé puisque aujourd’hui, elle reçoit « pas mal de sollicitations pour imaginer des projets très variés ».

Elle nous montre et nous explique la signification de chacun de ses objets : Bec (pour Bosa) est une série de trois sculptures, composées d’une simple base conique et coiffées d’un bec brillant aux formes rondes et organiques. Seul le dessin du bec et du décor de ces trois oiseaux définit leur espèce: un canard, un toucan et une mouette.

La petite radio Lexon, qui rappelle les transistors de l’époque, trône dans sa bibliothèque. On découvre aussi une planche à découper et trois brosses de cuisine, Canot, aux formes douces et épurées, qu’elle a créé en référence aux ustensiles de nos grand-mères pour une petite marque familiale qu’elle apprécie, Andrée Jardin.

Les projets à venir

La designer nous présente aussi ses dernières créations : Mascotte, une famille de petits diffuseurs d’encens qui prennent la forme d’oiseaux crachant de la fumée aromatique, sortira chez Bosa. Pour Lexon, le concept de la lampe Clover s’ouvre avec une lampe à capteur solaire à planter dans un pot ou dans un jardin. Pour Sancal, elle travaille sur un projet de fauteuil, à côté de la série Pion qui a été agrandie l’année dernière.

Bien sûr, les collaborations avec Foscarini et Moustache se poursuivent, sans compter des projets avec Serralunga pour qui elle a déjà dessiné le banc Luba il y a deux ans. Un trio d’animaux en peluche, initialement présenté lors d’une exposition Kvadrat, va bientôt voir le jour en grand et en petit format chez Element Optimal : « des sculptures grandeur nature pour petits et grands ! »

Luminaires, objets, mobilier, textile et même architecture… rien ne semble arrêter Ionna Vautrin. Sauf les chaises peut-être. Elle en a fait une « overdose » chez les Bouroullec. Mais aujourd’hui, Ionna nous confie qu’elle est prête et même pressée de se replonger dans « cet exercice exigeant et complexe ». On aimerait bien. Elle nous parle aussi son envie de s’aventurer vers d’autres territoires que l’objet de décoration comme l’électroménager et le design industriel, auquel elle est très attachée. Et pourquoi pas la vaisselle et les ustensiles de cuisine aussi : parce qu’en plus du reste, elle nous apprend qu’elle a suivi pendant un an des cours de cuisine, sa seconde passion, à la mairie de Paris en vue d’obtenir son CAP.

Et le luminaire alors ? En septembre, « un gros projet industriel », doit sortir. C’est « aussi du luminaire mais dans un contexte très particulier ». Pour l’instant confidentiel, on ne serait pas étonné qu’il s’agisse d’une création très différente, pourquoi pas dans le domaine de l’aménagement public. A suivre donc.

Il n’y a pas que le design dans la vie de Ionna Vautrin

La designer, qui ne se fixe pas de limites, aime aussi créer « des projets plus personnels », plus libres. Elle prépare en ce moment « une exposition de dessins érotiques », mais attention « pas pornographiques », nous précise-t-elle, puisque ce sont des illustrations « avec des personnages qui ont la bouille des objets qu'[elle] dessine ». A vos agendas, cela se passera à partir du 26 mai à l’espace Modem Quincampoix.

On comprend que les projets la font avancer et que rien n’est exclusif. Si elle aime, elle créé. Elle porte d’ailleurs une attention particulière aux éditeurs avec qui elle travaille et «plus ça va, plus elle sélectionne». Si elle travaille avec Moustache par exemple, c’est parce qu’il existe «une vraie démarche de confiance et [elle] aime bien travailler comme ça».

En sortant de l’atelier, on se dit que c’est aussi ça le design. Une façon de partager des émotions, une mémoire, un sentiment. Sans chercher à en faire trop. Simplement en cherchant à apporter un peu de bonheur et de beauté dans le quotidien.

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Ionna Vautrin
90 rue d’hauteville
75010 Paris

Victor Gastou, Antiquaire dans la peau

Héritier de l’inclinaison de son père pour les antiquités, Victor Gastou présente dans leur galerie une sélection de pièces chinées avec beaucoup de soin. Une histoire de famille et de transmission.

Plongé dés l’enfance dans le monde de l’art et des antiquités, Victor Gastou évoque sa maison familiale avec beaucoup d’émotion. « Les meubles changeaient tout le temps, et nous avions toujours le nez dedans. Avec ma sœur, Nous tournions et retournions les objets pour aider mon père à trouver des signatures. Être entouré de belles choses marque l’empreinte de l’œil » affirme-t-il.

Mais après son bac, Victor s’invente un autre parcours et se lance dans des études de droit, avant d’enchaîner école de commerce et grandes entreprises. Rapidement toutefois, le manque se fait sentir et il retourne travailler dans la galerie paternelle par le biais d’un stage. « Découvrir des objets, les faire ensuite découvrir fait véritablement partie de mon ADN ! Lorsque je pars chiner, je me sens comme un aventurier en exploration ! » s’exclame-t-il.

Ce passionné entretient une relation très sensuelle avec les meubles, où les sens sont omniprésents. Il aime caresser les patines des objets anciens, imaginer leur histoire ou encore donner une deuxième vie à des pièces abandonnées par leur propriétaire ou maltraitées par le temps.

A la galerie, spécialisée dans l’Art déco du XXème siècle, Victor et Yves, son père, proposent des pièces exigeantes qui réclament un œil et une culture. « Le goût pour le mobilier dépend de l’histoire de chacun. Les Russes, par exemple, sont moins sensibles au design des années 60 ou 70 qui va les ramener au communisme, alors qu’ils sont friands de mobilier du XVIIIème siècle, époque de la Grande Russie et des tzars… », explique Victor Gastou.

Salon, exposition : l’expert déborde de projets. Présent sur le PAD de Paris, qui se tiendra cette année aux Tuileries du 31 mars au 3 avril, il présentera ensuite les œuvres en pierre et en acier de Gérard Kuijpers, à la galerie rue Bonaparte. Un travail en lévitation à découvrir sans tarder.

Présentation sur le stand du PAD 2016

Un superbe fragment d’un mur lumineux de Francois Chapuis, conçu à l’origine pour une chapelle, permet de positionner la composition abstraite sur plus de 4 mètres. 1970.
Francois Chapuis est particulièrement connu pour ses recherches et son travail d’artisan verrier ainsi que pour l’expérimentation des polymères et autres résines dans les années 60.
Une paire de console “Wing” de Gerard Kuijpers, 2015.
Totems de Ettore Sottsass.

Galerie Gastou
12 Rue Bonaparte
75006 Paris

Galerie A1043 : Le luminaire à l’honneur

Rencontre avec Didier Jean Anicet, ou les trois prénoms du propriétaire de la jeune galerie A1043 qui a ouvert ses portes au marché Paul Bert, à St Ouen.

Ce passionné d’art contemporain, diplômé des Beaux Arts et de l’école du paysage de Versailles, participe pour la première fois à Art Élysées du 22 au 26 octobre, dans la section design. Achille l’a rencontré et revient sur son travail.

Pourquoi les luminaires et rien d’autre ?

A cette question, le galeriste évoque d’emblée la passion. Après avoir passé une dizaine d’années à chiner des chaises, des tables ou de la céramique, il s’est peu à peu centré sur le luminaire. Pour lui, c’est l’objet qui concrétise le plus «  le jeu entre la fonction et la forme ». Plutôt qu’une période, c’est bien un type de créations qui l’intéresse et, même si les pièces présentées datent en général des années 50 à 80, il n’exclut jamais d’acheter une lampe années 30 , du moment qu’elle permette de découvrir le travail d’un véritable créateur. De collectionneur avisé, l’homme est aujourd’hui devenu galeriste à part entière et n’achète aujourd’hui que pour son stand.

Un Galeriste à l’approche presque muséale

Loin du profil des marchands que l’on rencontre habituellement aux puces, Didier Jean Anicet, qui oscille entre « boutique » et « galerie » pour nommer son stand, accorde une importance toute particulière à la part « pédagogique » de son travail. Plus que vendre, il souhaite faire « redécouvrir » des designers oubliés. Et cela se voit. Ici, pas de vente globale mais des expositions, thématiques et régulières, qui donnent un sens à cet espace. Il y présente des grands noms du design comme Gino Sarfatti ou Robert Mathieu mais s’attache aussi à poser des questions au travers d’oeuvres de créateurs moins connus comme Ennio Chiggio, renommé pour sa peinture et pourtant designer de talent. Jusque mi-octobre, vous pourrez découvrir la dernière exposition en date, « In bulbs we trust », qui présente une réflexion sur le travail du designer à partir et autour de l’ampoule.

Sélectionner les pièces : Un travail intuitif et documenté

Le galeriste nous avoue acheter beaucoup. Mais ce n’est pas étonnant au regard de son approche : il a déjà une dizaine d’idées d’expositions à mettre en place et cela nécessite bien sûr un stock. Le galeriste achète parfois une pièce qu’il recherche et pour laquelle il détient la documentation mais la plupart du temps, c’est à l’intuition et au flair qu’il cible ses pièces. Vient ensuite un travail de recherche, à l’importance capitale pour lui. Il ne se trompe que rarement et c’est d’ailleurs comme cela qu’il a constitué ses deux expositions à venir : « City lights », qui présentera une belle sélection de luminaires démesurés et « Multicolore », hommage aux créations des années 50 à 70.

Particuliers et marchands : Des clients complémentaires

Bien qu’installé que depuis mai 2015, le stand de la galerie A1043 a trouvé sa clientèle : des particuliers amateurs d’art contemporain, d’architecture et parfois collectionneurs. Des clients « qui lui ressemblent », nous confie le galeriste. Et pour ses deux premiers luminaires vendus, c’est Didier Krzentowski de la galerie Kreo qui a donné le ton, non pour déplaire à Didier Jean Anicet qui y voit « une certaine reconnaissance » de son travail, qu’il veut minutieux et précis.

Design Elysées : un stand volontairement sculptural

Du 22 au 26 octobre, on retrouvera la galerie A1043 à Arts Elysées, sur un stand… qui ne présentera pas que du luminaire ! Une table basse Joseph-André Motte de 1967 et mise au point au Mobilier National, un rocking chair de Ron Arad, un tapis de César et un miroir Fontana Arte seront présentés aux côtés d’un lampadaire de Robert Mathieu et d’autres luminaires de grands noms oubliés ! Ne manquez pas cette mise en scène sculpturale qui promet de belles surprises.

En savoir plus ?

Art Élysées – Art & Design
Pavillons, avenue des Champs-Élysées
75008 Paris