Pourquoi acheter « Vintage » ?

C’est certain, il y en a des raisons d’acheter d’occasion ou « d’aller chiner » comme on dit. D’abord, chiner est une expérience qui se réalise en extérieur, au grand air. Ah oui et en plus, « c’est le week-end, mais il faut se lever tôt », vous a-t-on dit… « mais bon, pas toujours », a-t-on rajouté.

L’important est de prendre le temps de comprendre quels sont les objets les plus utiles pour votre cadre de vie, votre intérieur… ensuite de vous laisser guider par votre intuition. Quoi qu’il en soit et en dehors de la tendance écologique (qui reste toutefois importante), « aller chiner » reste une expérience intéressante pour votre corps et votre esprit. Cela vous engage physiquement et vous libère la tête !

1) Vous soignez le style de votre intérieur

Et oui, lorsque vous chinez et que vous dénichez une pièce atypique, vous développez votre style, un style unique et qui vous ressemble. Vous vous souvenez, lorsque vous êtes allés à la soirée crêpes de votre collègue et que vous avez vu votre table basse et votre fauteuil dans son salon… Les « intérieurs tendances » que l’on voit sur instagram… c’est pas pour pour vous.

Vous, ce que vous aimez, c’est chiner la perle rare, trouver des pièces que vous ne verrez chez personne d’autre et de vous créer un style unique qui correspond à votre personnalité. 

Crédit photo : Parisian Clichés

2) Vous faites des économies

On ne le dira jamais assez : L’occasion, c’est moins cher que le neuf. C’est un aspect non-négligeable dans la démarche d’achat. De manière générale, le mobilier du XXème est à prix vraiment réduit. 

Certes, vous pouvez trouver de pièces anciennes signées ou de très bonne facture à un prix plus élevé, mais de toutes les façons, ce sera toujours beaucoup moins cher que pour une pièce similaire neuve. 

3) Vous pensez à la planète, car « Chiner », c’est éthique !

C’est probablement la raison principale qui vous pousse à sortir de bonne heure un matin de week-end. Pour vous aussi, « chiner » c’est éthique.

Quand on voit les désastres écologiques et humain de la production industrielle, la mode et la consommation grand public… Personnellement, je suis devenu réticent à franchir la porte d’une grande enseigne avec pignon sur rue… En chinant, non seulement, vous protégez vos économies des gloutons de basse qualité, mais en plus, vous œuvrez pour la planète.

Et oui, sélectionner les pièces nécessaires et utiles, faire des choix… réduire ses achats de neuf, c’est demander un ralentissement de production. Et puis, chiner un objet, une table basse, des chaises ou encore un luminaire, c’est une façon de recycler des pièces destinées à l’abandon et de leurs donner une seconde vie.  C’est toujours un bon geste réalisable à notre échelle. 

4) C’est bon pour l’économie circulaire

« Une économie circulaire, c’est une économie qui fonctionne en boucle, de la conception à la fin de vie du produit ». C’est sur cette dernière étape que le rôle des antiquaires du XXème entre en jeu. Les marchés de mobilier du XXème, les « DesignMarkets » s’inscrivent dans cette notion de développement durable. En achetant d’occasion, vous vous positionnez sur le créneau d’une pièce durable et non, jetable.

5) La qualité est au rendez-vous

« On le sait, ce qui était fabriqué avant était beaucoup plus résistant qu’aujourd’hui, du Nokia 3310 à votre bonne vieille gameboy, le temps ne semble pas avoir d’emprise sur leur fonctionnement ». Pour le mobilier, c’est la même chose. J’ai une table basse datant des années 60 qui est quasiment intacte, mes chaises, datées 1978, sont toujours ok. Vous y penserez la prochaine fois que vous démonterez votre armoire lors de votre prochain déménagement !

6) Le rapport à l’objet est différent

En acquérant une pièce vintage, on se demande quelle est son histoire, qui était le designer, son ancien propriétaire… C’est une relation très différente qu’avec une table ou un fauteuil neuf. L’histoire et l’authenticité de la pièce les rendront toujours plus précieux.

Pierre Guariche aux éditions Norma

A l’occasion de l’exposition “Pierre Guariche, Supermoderne 1955-1965”, l’ouvrage de l’oeuvre complète, précise et documentée de Pierre Guariche, viendra éclairer le travail d’architecture, de mobilier et de luminaire du designer Francais incontournable des années 1950.

L’oeuvre foisonnante de Pierre Guariche (1926-1995) accompagne les Trente Glorieuses, comme les grands changements administratifs et sociétaux des années 1980. Formé par Marcel Gascoin, Guariche débute en 1950 comme décorateur-créateur d’ensembles indépendant. Il conçoit pendant plus de dix ans un mobilier adapté aux logements de la reconstruction et à la production sérielle, s’appuyant sur des éditeurs novateurs, tels qu’Airborne, la galerie MAI, Steiner, Les Huchers-Minvielle puis Meurop, ou encore Pierre Disderot pour les luminaires.

Revisitant les formes utiles à l’aune de nouveaux matériaux, il fonde en 1954 l’Atelier de recherche plastique (ARP) avec Michel Mortier et Joseph-André Motte, premier collectif français de créateurs, qui durera trois ans.

À partir des années 1960, il privilégie l’architecture intérieure, où sa maîtrise de l’espace, des matières et de leur mise en oeuvre l’impose sur de nombreux de projets. Il participe au chantier de Firminy aux côtés de Le Corbusier et collabore avec l’architecte Michel Bezançon à la création de La Plagne. Sollicité pour de nombreux grands chantiers de l’État, il aménage la préfecture et le conseil général de l’Essonne à Évry et le tribunal de grande instance de Créteil.

S’appuyant sur des archives inédites, cet ouvrage revient sur un parcours riche de plus de 200 aménagements, presque autant de meubles et une série de luminaires remarquables, aujourd’hui réédités par Sammode.

En savoir plus ?

Pierre Guariche “Luminaires, Mobilier, Architecture d’intérieur”.

de Delphine Jacob, Lionel Blaisse et Aurelien Jeauneau
336 pages. Editions Norma. Sortie : Bilingual (8 octobre 2020)

Pierre Guariche, supermoderne 1955-1965″
Exposition du 26 septembre au 26 octobre 2020

Galerie Aurélien Jeauneau
Marché Paul Bert-Serpette
Allée 6 – Stand 93

Franck Tessier Design

Tombé dans la marmite de la brocante design il y a de cela 15 ans, grâce à un ami qui vendait aux puces de Vanves, Franck Tessier n’a eu cesse depuis de mettre en œuvre sa passion.
Passé de galeriste, par deux fois à Nantes, à vendeur aux marchands, une ligne directrice l’a pourtant suivi : celle du design des années 50 à 80 chiné avec un œil aguerri.

L’œil du passionné

Installé à Nantes, Franck Tessier nous ouvre ses portes. Une maison d’architecte des années 60, de grandes baies vitrées et un univers design animent l’endroit. Sur la cheminée contemporaine, des céramiques de Capron attirent l’œil. Une représentation assez fidèle de la façon dont l’homme chine ses objets : « on vend bien ce que l’on aime bien », explique-t-il. Il déballe ainsi souvent au Mans sa marchandise aux professionnels, faite de mobilier de design français des années 50 à 80.

Une époque qui anime le marchand

Loin de se restreindre à un designer, Franck Tessier offre à voir pêle-mêle, chez lui, une chaise de Guariche, un Bridge de Paulin ou une table basse italienne de Willy Rizzo. Et des céramiques, bien sûr, car il « aime beaucoup les céramiques des années 50 ».

Capron, Ruelland, Jolain, Chambost ; Franck Tessier nous confie en ce domaine son affection « aussi bien pour les pièces de forme que les tables basses ».

Une expérience au service de la sélection

De par sa situation géographique, Franck Tessier nous explique ainsi chiner sur la côté Atlantique car «on y trouve beaucoup de 50 français dans les villas et de 70 dans les appartements». Idéal pour proposer du design d’après-guerre. Et si le marchand nous confie s’affairer à donner à voir une période plus que défendre un designer, il attache cependant une attention particulière à sélectionner avec minutie les « objets des années 50, mais aussi de plus en plus des années 70 », en utilisant son « expérience lui permet de proposer des objets authentiques ».